Les fiertés des Cévennes de Benjamin AUDOYE
Publié en Autoédition
Sortie le 01 juin 2025
255 pages.
** Résumé : **
« Au retour de la fête, la Renault Fuego de son père avait disparu. Kevin ne monterait plus jamais dans cette voiture dont l’odeur de l’habitacle l’avait fait vomir dans les virages. Maman, c’est quoi une tralouse ? »
Dans les Cévennes des années 1990, les Bastide vivent sans histoire jusqu’au jour où Michel abandonne femme et enfant, pour un homme. Le village s’empresse de l’oublier. Trente ans après, son petit-neveu, harcelé au lycée, tente de se suicider. Il est temps que les yeux de toute la vallée se dessillent. Encore faut-il, dans une France rurale de non-dits et de vertu, que chacun reconnaisse ses ambivalences et affronte ses contradictions.
Les Fiertés des Cévennes brosse le portrait d’une famille en clair-obscur, en quête d’une dignité perdue.
** Mon ressenti : **
Un récit porté par une plume sans pudeur, à la fois brute, sincère et profondément fascinante. Dès les premières lignes, l’auteur nous saisit, nous bouscule, nous impose un style incisif et viscéral qui ne laisse aucune place à la distance. Impossible de rester simple spectateur : on ressent, on encaisse, on vit chaque mot avec une intensité rare.
Le style est percutant, presque hypnotique. Chaque phrase semble pesée, chaque émotion ciselée avec précision. C’est une écriture qui marque, qui s’imprime, qui laisse une empreinte durable bien après avoir refermé le livre.
Je me suis laissée happer, complètement immergée dans cette saga familiale où les non-dits règnent en maîtres. Ici, les silences parlent, les regards trahissent, et les vérités enfouies finissent toujours par remonter à la surface. L’auteur explore avec finesse et profondeur les liens familiaux, leurs fractures, leurs zones d’ombre… et tout ce que cela implique de douleurs, de tensions, mais aussi d’attachements indéfectibles.
Ce récit est d’une richesse émotionnelle bouleversante. Il m’a touchée, remuée, parfois même secouée. Il y a dans cette histoire une authenticité désarmante, une justesse dans les sentiments qui rend chaque scène profondément humaine. On s’attache, on comprend, on juge parfois… avant de se raviser. Rien n’est simple, et c’est précisément ce qui rend ce roman si puissant.
L’auteur possède ce talent rare, ce petit supplément d’âme qui transforme une lecture en véritable expérience. Sa plume traverse les pages pour venir nous atteindre directement, sans filtre. Elle dérange autant qu’elle émerveille, elle émeut autant qu’elle captive.
Addictif est un mot faible pour décrire ce que j’ai ressenti. J’avais ce besoin constant de tourner les pages, de comprendre, de découvrir, d’aller toujours plus loin dans cette histoire aussi troublante que captivante. Et une fois terminée… ce vide. Celui des romans qui laissent une trace, qui continuent de vivre en nous.
C’est un récit marquant, poignant, profondément humain. Une lecture qui ne se contente pas de raconter une histoire, mais qui nous fait ressentir chaque nuance, chaque faille, chaque éclat de vérité.
Je ne peux que vous le recommander avec force. Préparez-vous à être touché(e), bouleversé(e), et surtout… à ne pas en ressortir totalement indemne.
Un immense merci à l’auteur pour ce moment de lecture d’une intensité rare, pour ces émotions à vif, et pour cette plume qui fait indéniablement toute la différence.
Service de presse / simplement pro.

