Mes avis littéraires

119/2026 : La descente , c’est le pire de Mariana ENRIQUEZ.

La descente , c’est le pire de Mariana ENRIQUEZ.
Publié aux éditions du Sous Sol.
Sortie le 07 mai 2026
320 pages.

** Résumé : **

Le premier roman de Mariana Enriquez enfin traduit.
Dans le Buenos Aires interlope et vibrant des années 1990, Narval, un garçon tourmenté par des créatures obscures et des hallucinations macabres, trouve refuge dans les bras de Facundo, jeune homme à la beauté froide et magnétique qui se prostitue pour vivre. Un troisième personnage, l’instable Carolina, complète ce trio qui plonge dans l’abîme de la drogue, de la violence et de l’amour.

Porté par une bande-son underground et punk, La descente, c’est le pire est un roman urbain, gothique, aussi cru qu’il est romantique, dont les personnages semblent tout droit sortis de My Own Private Idaho de Gus Van Sant ou Entretien avec un vampire de Neil Jordan. C’est le premier texte de Mariana Enriquez, qui avait à peine dix-neuf ans quand elle l’a écrit. Il est devenu immédiatement culte à sa parution en Argentine.

** Mon ressenti : **

Quel bonheur de retrouver la plume de Mariana, une autrice que j’aime profondément et dont chaque roman lu jusqu’ici a été un véritable coup de cœur. Et une fois encore, elle ne déroge pas à la règle. Bien au contraire.

Avec ce nouveau roman, elle nous entraîne dans un univers aussi fascinant que vertigineux, au cœur d’une jeunesse nocturne en quête de sensations toujours plus extrêmes. Sexe, drogue, alcool… Les protagonistes cherchent à repousser leurs limites, à s’étourdir, à ressentir, quitte à se perdre en chemin.

Et nous voilà plongés dans les profondeurs de Narval et de ses dérives.

Ce qui m’a une nouvelle fois totalement happée, c’est cette capacité qu’a Mariana à nous faire vivre son histoire plutôt qu’à simplement nous la raconter. On ne reste jamais spectateur. On entre dans les nuits de Buenos Aires, on ressent leur intensité, leur excès, leur vertige. L’atmosphère est presque palpable et, page après page, l’autrice nous accapare complètement.

Sa plume est à son image : incisive, poétique, brute et terriblement évocatrice. Elle peut être d’une grande beauté tout en nous confrontant à des univers beaucoup plus sombres, plus dérangeants, parfois même inconfortables. Et c’est précisément ce contraste qui me fascine.

Ce roman est différent de ceux que j’ai pu lire auparavant, mais il possède malgré tout cette petite signature qui me fait reconnaître immédiatement l’univers de Mariana. Cette façon si particulière de mêler la beauté des mots à la noirceur des situations, de créer des personnages qui nous bousculent et de nous entraîner dans des histoires dont on ne ressort jamais tout à fait indemne.

Pour moi, cette plume incisive et poétique est véritablement sa marque de fabrique. Elle possède quelque chose de viscéral, de sensoriel, qui donne à ses romans une intensité particulière. On lit, mais surtout, on ressent.

Et encore une fois, je referme ce roman avec ce sentiment que j’aime tant : celui d’avoir vécu une histoire plutôt que de l’avoir simplement lue.

💙 Un énorme coup de cœur.

Si vous ne connaissez pas encore Mariana, prenez le temps de découvrir son univers. Et si, comme moi, vous connaissez déjà sa plume, alors ce roman mérite clairement une place dans votre pile à lire.

Parce que retrouver Mariana, c’est toujours prendre le risque de prendre une claque littéraire.

SERVICE DE PRESSE / NETGALLEY.

La fée Bleue

Bloggeuse littéraire

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