DERELICT de Nolwenn MOON
Publié aux éditions J’ai Lu
Sortie le 22 avril 2026
576 pages.
** Résumé : **
Loin d’être comblée par sa vie étudiante, Eira n’a de cesse de repousser ses limites en s’adonnant à une activité qu’elle affectionne particulièrement : l’urbex. Un soir, répondant à l’invitation de ses amis, elle s’introduit dans une maison abandonnée. Mais les murs de la demeure se referment sur les membres de l’expédition, une présence oppressante se fait ressentir et, bientôt, les cris sont le seul bruit qui déchire le silence. Sans le savoir, Eira a pénétré sur le terrain de jeu du plus grand tueur en série du pays. Une traque débute alors, l’obligeant à devenir la proie de celui que l’on surnomme l’Étrangleur…
** Mon ressenti : **
J’ai dévoré ce récit en à peine deux jours, happé dès les premières pages par une histoire aussi saisissante qu’inattendue. Impossible de lever les yeux : on est aspiré, immergé, presque prisonnier de ce tourbillon narratif. L’autrice joue avec nos nerfs avec une maîtrise redoutable : on angoisse, on sursaute, puis, l’instant d’après, un sourire surgit, parfois même un rire. Un véritable kaléidoscope d’émotions qui nous traverse et ne nous lâche plus.
Les protagonistes se dévoilent peu à peu, avec finesse, sans jamais tout livrer d’un bloc. Et c’est précisément dans cette construction progressive que réside toute la force du récit : on apprend à les connaître, à les comprendre, à les juger parfois… avant de s’y attacher, presque malgré soi. Leurs personnalités, profondément incarnées et résolument affirmées, donnent au roman une densité remarquable et une intensité qui ne faiblit jamais.
L’autrice nous tient avec une habileté remarquable, tissant autour de nous une toile dont il est impossible de s’extraire. Jusqu’à la dernière ligne, elle ne nous épargne rien : ni les tensions, ni les doutes, ni les chocs. Sa plume, à la fois fluide, nerveuse et terriblement addictive, emporte tout sur son passage.
Un premier roman d’une puissance rare, maîtrisé de bout en bout. Une lecture qui marque, qui secoue, qui reste. Et une mention toute particulière pour Amaury, personnage aussi fascinant qu’inoubliable, qui m’a profondément touché.
Et petit bonus, lecture commune avec ma Stéphanie !!!

