Mes avis littéraires

062/2026 : GUEULE DE BOIS : Ou le Christ rouge de Gauguin de Michel MIZZI

GUEULE DE BOIS : Ou le Christ rouge de Gauguin de Michel MIZZI
Publié en Autoédition
Sortie le 05 avril 2025
196 pages.

** Résumé : **

Pierre, peintre en quête d’inspiration, abandonne la frénésie de Paris pour se réfugier dans le calme pittoresque de Pont-Aven, une ville bretonne aux paysages envoûtants dont l’histoire artistique est marquée par les pas de grands maîtres comme Gauguin. À peine arrivé, Pierre est confronté à Justine, l’intrigante aubergiste qui semble connaître le village et ses secrets bien mieux qu’elle ne le laisse paraître. Curieux et déterminé à retrouver son âme artistique, il s’aventure dans une brocante obscure où il découvre une mystérieuse toile non signée qui semble perturber sa réalité. En proie à d’étranges rêves et visions, Pierre se retrouve embarqué dans une enquête à la fois sur l’art et sur lui-même. Avec l’aide de Justine et d’Ernest, un historien érudit du village, il doit comprendre le lien occulte qui semble unir les artistes à ce lieu mystique et à ses profondeurs insoupçonnées. Dans cette quête, Pont-Aven devient bien plus qu’un simple décor : un personnage vivant qui attire des âmes en souffrance pour les confronter à leurs démons. Entre mysticisme, art et folie, Pierre doit choisir entre résoudre les mystères de ce tableau ensorcelé ou être à jamais absorbé par les ombres de Pont-Aven.

** Mon ressenti : **
On plonge dans ce récit avec un bonheur immédiat, presque instinctif, et l’on se laisse emporter, page après page, par le destin de Pierre, ce peintre en quête de renouveau. Pour raviver la flamme vacillante de sa création, il choisit de se retirer dans un village paisible, hors du tumulte, un lieu suspendu dans le temps, profondément imprégné de l’empreinte de ceux qui, avant lui, sont venus y chercher l’inspiration. On sent planer l’ombre bienveillante de ces artistes passés, comme si leurs regards et leurs gestes continuaient d’habiter les lieux.

Le parcours de Pierre devient alors une exploration intime, presque initiatique, où le silence, la nature et la mémoire artistique dialoguent en permanence. On avance à ses côtés, happé par ses doutes, ses élans, ses fragilités, et cette volonté farouche de retrouver le geste juste, la couleur vraie.

Mais ce qui m’a profondément marquée, c’est la plume de l’autrice : délicate, sensible, intensément poétique. Chaque phrase semble ciselée avec soin, chargée d’images et d’émotions, au point de créer une véritable atmosphère, enveloppante et vibrante. Elle ne se contente pas de raconter, elle fait ressentir, elle fait voir, elle fait presque toucher la matière même de la création.

Je suis littéralement tombée sous le charme de cette écriture, qui allie finesse et puissance, douceur et intensité. C’est une lecture qui ne se parcourt pas seulement, mais qui se vit pleinement, qui s’infiltre en nous et laisse une empreinte durable.

Une œuvre à la fois lumineuse et introspective, aussi belle qu’immersive, qui résonne longtemps après avoir tourné la dernière page.

On est plongé à la croisée de l’art et du surnaturel, dans une atmosphère troublante qui ne cesse de nous pousser à nous interroger. Le réel vacille, les repères se brouillent, et l’on avance, intrigué, entre mystère et création.

Ce village singulier, presque hors du monde, devient alors bien plus qu’un simple décor : il est le cœur battant du récit. Chargé d’une présence étrange, habité par des échos invisibles, il façonne les âmes autant qu’il inspire les regards. Impossible d’y entrer sans en ressentir le pouvoir, ni d’en sortir tout à fait indemne.

Merci à l’auteur pour sa confiance et l’envoi du service de presse.

La fée Bleue

Bloggeuse littéraire

Vous pourriez également aimer...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *